Numéro #126

15 juin 1991

Numéro non thématique

Caractéristiques écophysiologiques et génétiques du chiendent (Elymus repens), sous l'angle de la production fourragère. Synthèse bibliographique

auteur : Peeters A. - | co-auteurs : Hendrickx C. - Lambert J. - Moens A. -

Les caractéristiques d'Elymus repens sont décrites au point de vue taxonomique, morphologique et écophysiologique. L'accent est mis spécialement sur les facteurs de croissance des rhizomes en relation avec la croissance des tiges, sur la reproduction sexuée et végétative et la variabilité génétique.
Le chiendent se rencontre surtout sur sols riches, dans des prairies de fauche coupées peu souvent (2 à 3 coupes/an) et recevant une fumure azotée moyenne à forte. Il est établi que la reproduction sexuée du chiendent est limitée, induite par une vernalisation. Le pourcentage de tiges fertiles dépend cependant du génotype. Le chiendent est autostérile. C'est une espèce tardive qui fleurit après la fléole.
L'amélioration des conditions écologiques (température, eau, azote) favorise la croissance des tiges au détriment des rhizomes, même si, dans l'absolu, ces conditions augmentent la biomasse rhizomiale. Le pied mère exerce une inhibition hormonale sur l'apex du rhizome. Ce n'est qu'à une certaine distance du pied qu'il y a apparition d'un rejet aérien. La vigueur des rhizomes est variable suivant le génotype. Le zéro de végétation (2°C) du chiendent est un des plus bas de toutes les plantes fourragères. Le chiendent présente une grande variabilité génétique ce qui permet donc une sélection efficace. Cette sélection variétale a déjà débuté aux Etats-Unis.

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