Numéro #144

15 décembre 1995

Les systèmes fourragers de l'Europe laitière : des évolutions et une diversité enrichissantes (2e partie)

En France, dans la montagne du Rhône, l'intensification animale et fourragère marque le pas

auteur : Capitain M. - | co-auteur : Champouillon M. -

Comme la Bavière, le Massif Central laitier (dont fait partie la Montagne du Rhône) est une région de semi-montagne, à dominante herbagère où la culture du maïs est possible. Une très forte restructuration a commencé dès 1970 (disparition de la moitié des exploitations laitières entre 1971 et 1988 et maintien de l'effectif du troupeau laitier), mais les structures restent assez petites (20-30 laitières par exploitation). Diversification et pluri-activité sont fréquentes, souvent en rapport avec la proximité d'agglomérations urbaines.
Dans la Montagne du Rhône, les exploitations laitières ont évolué de deux façons : soit en conservant la race mixte (Montbéliarde) et en diversifiant les productions, soit en se spécialisant avec intensification (maïs, races Pie Noire) et investissements élevés (matériel, bâtiments). La part de fourrages conservés (maïs, ensilage précoce d'herbe fortement fertilisée) est relativement importante dans l'alimentation des vaches mais le pâturage reste obligatoire du fait de prairies non mécanisables. L'intensification fourragère s'est nettement ralentie, plusieurs étés secs ayant montré ses limites (en particulier pour le maïs). Le ralentissement de la restructuration devrait s'accompagner de la stabilisation des productions laitières individuelles, d'un regain d'intérêt pour la Montbéliarde et d'une attention particulière à la qualité du lait.

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