Numéro #125

15 mars 1991

Numéro non thématique

Réflexions sur la dynamique de la végétation des prairies en moyenne montagne du Massif Central. I-Les prairies de fauche

auteur : de Montard F.X. -

L'étude de la dynamique de la végétation prairiale permet de mettre en évidence les facteurs de variation de la composition botanique et leur impact sur les productivités végétales et, si possible, animales. A partir des nombreuses recherches effectuées dans le Massif Central concernant l'agronomie de la prairie, cet article fait le point des acquis et des voies de recherches à poursuivre pour les prairies de fauche.
Il existe un gradient des espèces selon le gradient trophique : les espèces oligotrophes ont un appareil aérien qui les défavorise dans la compétition pour la lumière. Cependant, les apports de lisier peuvent avoir un effet spécifique en favorisant les ombellifères. L'étude, la gestion du carbone et de l'azote des espèces selon leur niveau trophique devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes de compétition.
Les prés de fauche fertilisés par le lisier sont souvent envahis par les ombellifères. La fermentation aérobie du fumier et le pâturage permettent d'améliorer la composition botanique. Le trèfle blanc peut être ressemé avec profit pour la qualité de l'herbe et la nutrition de la prairie. A l'avenir, la maîtrise et la connaissance du rôle du trèfle blanc doivent être des objectifs de recherche prioritaires.
Les méthodes de drainage actuelles (fossés de ceinture et drains enterrés), qui permettent la récolte avec des engins lourds, favorisent un dessèchement estival plus marqué, défavorable à la productivité.
La notion de plante indicatrice est discutée car elle peut difficilement rendre compte des interactions entre milieu et techniques.

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