Numéro #142

15 juin 1995

Numéro non thématique

Rejets azotés chez la vache laitière : effets du type d'alimentation et du niveau de production des animaux

auteur : PEYRAUD JEAN-LOUIS | co-auteurs : DELABY LUC Verité R. -

L'excrétion d'azote est assez constante dans les fèces (environ 7,5 g/kg MS ingérée) et tout excès lié à l'alimentation est excrété sous forme d'azote urinaire qui est aussi la forme qui présente le "risque polluant" le plus élevé. Ce travail fournit des éléments quantitatifs sur les rejets azotés par les troupeaux laitiers. Trois grands facteurs de variation ont été isolés.
Les rejets azotés varient selon le système fourrager. Ils sont les plus faibles avec les régimes à base d'ensilage de maïs lorsque l'apport d'azote à l'animal est bien maîtrisé. Ils sont plus élevés avec les régimes à base d'herbe pour lesquels ils s'accroissent de manière importante avec le niveau de fertilisation azotée des prairies. Les rejets peuvent ainsi varier de 12 à 20 kg/t de lait produit selon le système fourrager et son niveau d'intensification. Toutefois, ces données ne doivent pas être considérées indépendamment de la surface puisque les possibilités de valorisation des déjections s'accroissent avec la surface en herbe. Les rejets azotés varient également avec le niveau de production des animaux. Rapportés au volume de lait produit, ils diminuent de 5% lorsque le potentiel laitier de l'animal s'accroît de 1 000 kg car l'efficacité d'utilisation de l'azote par l'animal s'accroît du fait d'une dilution de ses besoins d'entretien. Enfin, les rejets varient selon la politique de rationnement adoptée. En particulier, l'utilisation de marges de sécurité au delà des recommandations accroît de manière conséquente les rejets. Différentes voies de progrès pour réduire les rejets sont envisagées.

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