Numéro #141

15 mars 1995

Numéro non thématique

En Belgique, diverses modalités de pâturage pour des taurillons avant finition à l'auge

auteur : Dufrasne I. - | co-auteurs : Brundseaux C. - Gielen M. - Istasse L. - LIMBOURG P. -

Une expérimentation conduite en Belgique avec des taurillons Blanc Bleu Belge a comparé 3 niveaux de chargement et 2 systèmes de pâturage (continu et tournant) ; en fin de période de pâturage, les animaux ont été finis en stabulation avec une ration concentrée à base de pulpes séchées. Pour chacun des systèmes de pâturage, les chargements effectifs sur 5 mois ont été de 5,6, 8,4 et 11,2 taureaux par ha. La fertilisation azotée a été de 136, 177 et 177 kg N/ha.
L'augmentation du chargement de pâturage a réduit la hauteur d'herbe et la proportion de refus. Les gains individuels pendant la saison de pâturage ont été significativement supérieurs dans les lots à faible chargement (1,29 kg/j) à ceux de chargement modéré (1,19 kg/j) et à ceux de chargement élevé (0,98 kg/j). Les gains de poids vif à l'ha ont suivi une évolution inverse. Le chargement optimal est à situer entre 8,4 et 11,2 taureaux/ha. Les différences sont minimes entre les deux systèmes de pâturage.
Pendant la période de stabulation consécutive, les animaux des lots soumis aux chargements élevés ont réalisé une croissance compensatrice, ce qui leur a presque permis de récupérer le retard enregistré pendant la période de pâturage. Les rendements et la composition des carcasses des animaux n'ont été influencés ni par le système, ni par le chargement de pâturage. Pour l'ensemble des 2 périodes, le bilan économique est favorable aux lots à chargement élevé.

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