Numéro #234

13 août 2018

Sécuriser son système d'élevage avec des fourrages complémentaires : méteils, dérobées, crucifères... (II)

La betterave fourragère : modalités de sa valorisation au pâturage

auteur : CARRE ALEXANDRE

La betterave connaît un regain d’intérêt chez les éleveurs français. L’incorporation de betterave fourragère dans la ration des vaches laitières présente des intérêts techniques (environ 1,2 UFL/kg MS et une digestibilité de 88 %) et économiques (augmentation des taux butyreux et protéique du lait, économies sur le coût de la ration, notamment pour les concentrés). La stabilité des rendements et de la qualité de la betterave, même en mauvaise année climatique, est également un atout. La diversité de l’offre variétale autorise aujourd'hui la valorisation par le pâturage. Au pâturage, la plante peut être consommée entière, avec ses feuilles dont la teneur en PDIN est intéressante. Cette pratique économique nécessite des variétés de teneur en MS adaptée (<16 % MS) et des précautions particulières dans sa conduite (sol portant, pâturage au fil pour éviter toute surconsommation…).

CARRE A., 2018. La betterave fourragère : modalités de sa valorisation au pâturage. Fourrages n°234. 81-85.