Numéro #210

22 juin 2012

Numéro non thématique

Les pratiques agricoles ont-elles plus d'impact que la variabilité climatique sur le potentiel des prairies pâturées à stocker du carbone ?

auteur : TALLEC T. - | co-auteurs : Guix N. - Klumpp K. - Soussana J.F. -

Pour optimiser le potentiel des agro-écosystèmes à stocker du carbone et lutter ainsi contre l'effet de serre, il est nécessaire d'analyser leur réponse à la variabilité climatique en interaction avec les pratiques agricoles. Le bilan de 6 années de mesures de flux de CO2 sur prairies permanentes dans un contexte de moyenne montagne apporte des éléments de réponse.
Depuis 2003, les échanges de CO2 entre prairies pâturées et atmosphère sont mesurés en continu sur 2 parcelles de moyenne montagne, l'une à gestion intensive et l'autre à gestion extensive. La prairie extensive a séquestré en moyenne plus de carbone que la prairie intensive (respectivement 1,4 et 1,25 t C/ha). Les résultats indiquent qu'au cours des années présentant une saison de croissance sèche, la parcelle extensive séquestre moins de carbone que la parcelle intensive et vice versa en saisons humides. Ainsi, il est nécessaire de considérer l'interaction des facteurs climatiques et des pratiques agricoles pour évaluer le potentiel de stockage du carbone d'une prairie. L'importance des propriétés du sol (teneur en eau, ressources azotées, flore microbienne...) est identifiée. 

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