Numéro #98

15 juin 1984

Place et rôle de la prairie permanente dans les systèmes fourragers

Utilisation de la prairie permanente par un troupeau de vaches allaitantes en zone de plaine à été sec

auteur : Hardy A. -

En région Centre, sur la ferme expérimentale de Jeu-les-Bois (Indre), l'I.T.C.F. et les organismes de développement locaux ont conduit sur 4 années une étude sur les systèmes de pâturage. 3 systèmes étaient définis : un système «  classique amélioré » (pâture, foin, fertilisation 0 à 100 N, chargement de 1,1 couple/ha) ; un système intensif à chargement moyen (pâture, ensilage, fertilisation 200 N, chargement 1,4 couple/ha) ; un système intensif à chargement élevé (1,7 couple/ha).L'évolution de la flore des prairies permanentes est faible, excepté la progression des légumineuses dans le premier système de pâturage.La productivité des apports azotés est maximum dans le système intensif à chargement moyen.
Des corrélations sont mises en évidence entre la croissance de l'herbe, le déficit hydrique et la somme des températures maximales.Une analyse fine du pâturage met en évidence la complémentarité des différentes prairies (permanentes ou temporaires, sur sols superficiels ou profonds et inondables). La digestibilité de l'herbe pâturée est légèrement supérieuredans les systèmes intensifs.Les performances du couple mère + veau sont identiques quel que soit le chargement lorsque les mêmes quantités de matière sèche sont offertes quotidiennement mais les gains de poids vif à l'hectare croissent naturellement avec le chargement. 

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