Numéro #163

07 septembre 2000

Fourrages annuels et environnement

La fertilisation du maïs fourrage dans les exploitations d'élevage

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Les éleveurs, qui cherchent à valoriser au mieux les éléments fertilisants des déjections animales, disposent actuellement d'une méthode de raisonnement de la fertilisation du maïs basée sur la méthode du bilan, qui permet de réduire les apports d'engrais minéraux et de minimiser les risques pour l‘environnement.
La méthode de raisonnement de la fertilisation ici présentée permet d'équilibrer les prélèvements et les fournitures d'azote au niveau d'une parcelle et de réduire ainsi les risques pour l'environnement. Des progrès ont été réalisés récemment dans la connaissance des besoins d'une culture de maïs et de la disponibilité de l'azote des déjections pour cette culture à travers l'utilisation de coefficients apparents d'utilisation et de coefficients d'équivalence "engrais minéral". Il est ainsi possible de calculer la quantité de déjections animales qui permettra de réduire au maximum les apports d'engrais minéraux tout en préservant l'environnement. Quand ils seront disponibles, des outils de diagnostic permettant de déterminer, en temps réel, les conditions d'alimentation en azote d'un peuplement végétal permettront d'affiner encore la méthode.

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Fertilization of forage maize on animal farms

To farmers wishing to utilize at best the fertilizing elements contained in the excreta of their livestock, there is presently available a method of determining rationally the fertilization of maize, based on the balance-sheet principle, which limits the inputs of mineral fertilizers and minimizes the environmental risks. This method balances the uptake and the supply of N at the field level and reduces the risks for the environment. Progress has recently been made in the knowledge of the requirements of maize crop and of the availability of N from the excreta thanks to the use of ‘apparent utilization coefficients’ and of ‘mineral nutrient equivalence coefficients’. In this way, the amount of animal excreta can be calculated, so as to limit as strictly as possible the inputs of mineral fertilizer and to preserve the quality of the environment. When diagnostic tools for the determination, in real time, of the N nutrition of plant covers will be available, it will be possible to refine the method still further.

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