Numéro #174

07 juin 2003

Fourrages, protéines et environnement : de nouveaux équilibres à construire (1re partie)

Dégradation dans le rumen de la luzerne et du trèfle violet, récoltés en vert ou conservés sous forme d'ensilage

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Les légumineuses fourragères en vert ou conservées représentent un apport important et de qualité dans la ration des ruminants. Pour optimiser cette forme d'apport, il convient de mieux connaître la nature de cet azote et son devenir au cours de la conservation du fourrage et de la digestion dans le rumen.

La dégradabilité effective de l'azote (DTN) de la luzerne récoltée en vert (0,761) ou ensilée (0,804) est plus élevée que celle du trèfle violet (respectivement 0,694 et 0,735). En revanche, les teneurs en azote total (Nt) et ammoniacal (N-NH3) sont très faibles dans le jus de rumen de moutons ayant reçu du fourrage vert ou de l'ensilage de trèfle violet. Cette faible teneur en N-NH3 peut être expliquée par une meilleure utilisation de l'azote par les microbes du rumen, une moindre ingestibilité, mais aussi par la présence d'une enzyme, la polyphénol oxydase, capable de diminuer la protéolyse de ce fourrage.

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Degradation in the rumen of green-fed or ensiled Lucerne and Red Clover

Forage legumes contribute much, quantitatively and qualitatively, to the diet of ruminants, be they green-fed or conserved. In order to optimize this sort of feed source, a better knowledge should be obtained of the nature of the protein thus supplied and of the changes it undergoes during conservation and during digestion in the rumen.
The actual degradability of protein (DTN) is larger with Lucerne (0.761 when green-fed, 0.804 when ensiled) than with Red Clover (respectively 0.694 and 0.735). On the other hand, the rumen juices of sheep fed green or ensiled Red Clover contain very little total nitrogen (Nt) and ammonia-nitrogen (N-NH3). The latter very low N-NH3 content may be explained by a better utilization of nitrogen by the micro-organisms of the rumen and by a smaller voluntary intake, but also by the presence of polyphenol oxydase, an enzyme that is able to diminish the proteolysis of this forage.

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