Numéro #181

31 mars 2005

La politique laitière : réformes et conséquences sur les systèmes fourragers

Les conséquences de la réforme de la PAC sur les exploitations laitières françaises : scénarios d’évolution à l’horizon 2010-2012

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La dernière réforme de la PAC engendre une situation radicalement nouvelle pour la filière laitière. Quelles en seront les conséquences notamment sur l'évolution du nombre d'exploitations laitières et des systèmes fourragers à l'horizon 2012 ?
Ces évolutions sont étudiées à partir de simulations (adaptations possibles des exploitations) et d'entretiens collectifs (points de vue et stratégies d'éleveurs), confrontés aux données statistiques et démographiques disponibles, pour prévoir la situation de la filière laitière en 2012. Le nombre d'éleveurs laitiers pourrait passer de 107 000 en 2003 à 75 000 ou 61 000. Une baisse de 10% du prix du lait affecterait peu les revenus et les comportements des éleveurs, mais une baisse de 20% aurait des conséquences importantes. Les exploitants les moins engagés dans la production laitière ou avec des problèmes de main d'œuvre s'interrogent sur la pérennité de leur atelier. Dans les zones déjà très laitières, ils sont prêts à augmenter la production pour maintenir leur revenu, avec ou sans investissement. Certains éleveurs, plutôt en zone herbagère, visent d'abord la baisse des charges.

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Consequences of the reformed Common Agricultural Policy on the French dairy farms : possible developments until 2010-2012

The study of the consequences of the reformed CAP on the French dairy farms was based on dynamic simulations from their possible adaptations and on collective talks on the points of view and strategies of the farmers themselves. The information thus collected was compared to the available statistical and demographic data, so as to obtain a medium-term (2012) description of the French milk production, allowing for the possible effects of the reform. On the whole, a 10% decrease of the milk price would little affect the income and the behaviour of the farmers ; a 20% decrease however would have severe consequences. The farmers least specialized in dairying and those with labour problems do worry about the perenniality of their activity. Conversely, the farmers in the regions already heavily specialized in dairying are ready to increase greatly their milk production, so as to maintain their income, irrespectively of any investment. Still others, mainly in grassland regions, aim firstly at lowering their costs. On the whole, the number of dairy farms in France could fall from 107 000 in 2003 to 75 000 in an optimistic hypothesis, to 61 000 in a pessimistic one.

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