Numéro #188

28 décembre 2006

La Révolution fourragère, 50 ans après. Contribution à l’histoire des idées

La Révolution fourragère, 50 ans après. La Révolution fourragère et l’herbe

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Le terme de Révolution fourragère montre bien qu'il s'agissait d'innover le plus largement possible... Cette revue rétrospective est aussi fructueuse pour l'histoire des techniques et de leur diffusion que pour l'analyse de l'évolution des idées, tant dans la pratique de l'agriculture et de l'élevage que dans la recherche.
Aux siècles précédents, les agronomes avaient favorisé un renouveau fourrager équilibré. En cette période de l'après-guerre, la Révolution fourragère a voulu aller vite et faire table rase du passé : la prairie permanente traditionnelle a été présentée comme impropre au progrès, et devait laisser la place à la prairie semée (avec des variétés qui devaient être améliorées), fertilisée, qui devait assurer un accroissement de la production fourragère pour accroître la production animale. Tous les acteurs agricoles ont été mobilisés par cette dynamique fourragère, mais sa systématisation a conduit à certains excès qu'il convient aujourd'hui d'analyser. Une deuxième phase de l'intensification fourragère a eu lieu ensuite avec l'apparition et l'extension rapide du mais fourrager.

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The Forage Revolution, 50 years later. The Forage Revolution and grass

The term Forage Revolution shows that the lending idea was to innovate as widely as possible. This retrospective review can be used fruitfully for the study of the evolution and extension of the techniques as for the analysis of the changeing ideas during that period, both in farming and in research work.
In previous centuries, the agronomists were in favour of a balanced forage renewal. After the end of the war, the wish of the Forage Revolution was to progress rapidly and to get rid of the past. Traditional permanent pastures were regarded as an obstacle to progress and had to be replaced by leys (sown with cultivars that had to be improved) which, adequately fertilized, would increase the forage production and thus, in turn, the animal productions. All the participants were taken in this dynamic process, and this did lead to certain excesses that ought to be analysed to-day. Thereafter, a second stage in forage intensification took place, i.e. the advent and rapid development of forage maize.

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