Numéro #44

15 décembre 1970

Numéro non thématique

Les aspects zootechniques au XIe Congrès International des Herbages

auteur :

I. Les communications à caractère zootechnique du XIe  Congrès International des Herbages ont porté principalement sur l'utilisation des fourrages (tropicaux ou non) par l'animal, principalement pour la production de viande.Trois ensembles de méthodes doivent permettre des études fondamentales sur :- les quantités ingérées (sachets de nylon) ;- les phénomènes métaboliques (dégradation de l'azote protéique dans le rumen) ;- la voleur nutritionnelle des pâturages (concentration en acides gras volatils dans le rumen).Des aspects nouveaux sur la valeur alimentaire des fourrages ont retenu l'attention :- interaction fertilisation azotée X mode de présentation ;- comparaison de la digestibilité des fourrages tropicaux et tempérés ;- amélioration de la digestibilité de Digitaria decumbens par application d'hydrazide malique ;- mesure de la digestibilité in vitro, grâce à un enzyme cellulolytique ;- étude de l'ensilage des fourrages tropicaux.La production extensive et semi-extensive de viande en zone tropicale se préoccupe de maintenir l'équilibre azoté et minéral de l'herbe pâturée (fertilisation et introduction de légumineuses) et d'éviter l'amaigrissement des animaux pendant l'hivernage (complémentation).La production intensive de viande sur Pangola et Herbe de Guinée donne des résultats satisfaisants (1.200 kg/ha/an au Queensland, 600 kg/ha/an au Brésil avec des zébus).La production laitière en zone tropicale est plus élevée avec des légumineuses (luzerne en particulier) qu'avec des graminées, le facteur limitant restant la faiblesse des quantités ingérées.L'étude des ovins est limitée aux zones australiennes méditerranéennes.Enfin, plusieurs communications traitent de l'aspect méthodologique de l'étude des prairies.II. L'élevage du Queensland (9 millions de têtes) est exclusivement laitier (matières grasses) et à viande, caractérisé par l'utilisation quasi exclusive de l'herbe pâturée sans constitution de réserves fourragères pour l'hivernage. L'intensification est peu poussée, mais la vulgarisation très active. 

Mots-clés : | | | |
Stock husbandry aspects at the XIth International Grassland Congress

I. The papers presented at the XIth International Grassland Congress on the stock husbandry side dealt mainly with the utilization of forages (tropical or otherwise) by animals, primarily for the production of meat.The following three sets of methods make basic investigations possible :- intake (by nylon bags) ;- metabolic phenomena (proteinic break down in the rumen) ;- nutritional value of grazing lands (concentration of volatile fatty acids in the rumen).New aspects of the feeding value of forages engaged attention :- interaction : nitrogenous fertilization X form of presentation ;- comparison of the digestibility of tropical and temperate forages ;- improvement of the digestibility of Digataria decumbens by application of malic hydrazide ;- in vitro measurement of digestibility by means of a cellulolytic enzyme ;- study of ensiling methods for tropical forages.In extensive and semi-extensive meat production in tropical regions, the aim is to maintain a nitrogenous and mineral balance in grazed herbage (fertilization and introduction of legumes) and to avoid weight losses during the Winter (feed supplements).Intensive meat production on Pangolograss and Guinea-grass gives satisfactory results (1.200 kg/ ha/year in Queensland ; 600 kg/ho/year in Brazil with zebus).Dairy production in the tropics is higher with legumes (particularly lucerne) than with grosses, the small voluntary intake remaining the limiting factor.Investigations on sheep ore restricted to the mediterranean regions of Australia.Lastly there were several papers on the methodology of grassland investigations.II. Stock rearing in Queensland (9 millions heads) is exclusively for dairying (butterfat) and meat : its salient feature is the near exclusive use of grazed herbage without winter store feeds. There is little intensification, but the extension services for farmers are very active. 

Télécharger l'article

PDF - 494,15 ko