Numéro #124

15 décembre 1990

Numéro non thématique

Application agronomique d'une typologie des prairies intensifiées

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La typologie des prairies permanentes peut être réalisée sur la base de différents critères. Les classifications botaniques sont cependant les plus utilisées. Mais ces classifications botaniques des prairies sont-elles en rapport avec la qualité des fourrages produits, les techniques d'exploitation mises en œuvre et finalement avec les productions animales ?
Une première étude montre que les corrélations entre les paramètres botaniques et les classifications des parcelles par leurs exploitants sont très faibles. Il y a donc une certaine divergence entre les notions de « valeur pastorale » et de « valeur d'usage ».
Une deuxième étude a cherché à mettre en évidence les facteurs qui affectent les quantités de lait produites, au pâturage, à partir de l'herbe de prairie. Là aussi, ce ne sont pas les prairies de meilleure qualité botanique qui sont les plus favorables aux productions animales. L'exploitation est plus importante de ce point de vue que la qualité de la végétation. Une bonne exploitation engendre un gazon de bonne qualité botanique. On peut en conclure que la qualité de la végétation des prairies doit davantage être considérée comme le reflet des techniques d'exploitation et des contraintes du milieu que comme une condition nécessaire et suffisante de la production fourragère.

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The typology of permanent grasslands can be carried out according to different criteria. The botanical classification is nevertheless the most utilised. The problem is to know if these botanical classifications are in relation with the quality of forage produced, the management techniques and, finally, with the animal performances. Two examples are shown, which clarify this problem.
A first study shows that the correlations between the botanical factors and the classification of the paddocks by the farmers are very low. The farmers appreciate the quality of their paddocks very rarely on the basis of botanical criteria. There is thus a difference between the “pastoral value” and the “using value”.
In a second study, the factors affecting the quantity of milk given by herbage during the grazing period were put in evidence. The best grasslands from a botanical point of view were not those giving the highest animal performances. The management of the swards is more important that their botanical quality. Good managements provide swards of good botanical quality. It is thus possible to conclude that the quality of the vegetation of permanent grasslands should be considered more as the result of the management and the ecological factors than as a necessary and sufficient condition for a good forage production.

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