Numéro #100

15 décembre 1984

Enquête sur la prairie française

La fertilisation des prairies et les marges de progrès

auteur : Pousset A. -

La fertilisation moyenne des surfaces herbagères, estimée à partir de l'enquête, parait faible: de 41 kg N,51 kg P2O5 et 39 kg K20 à l'hectare; le premier de ces chiffres est vraisemblablement proche de la réalité, par contre les deux derniers semblent surestimés aux yeux des Industriels des Engrais.Ces moyennes dissimulent de grandes diversités:- Entre prairies: 43 % des surfaces seulement ont reçu de l'azote (94 kg/ha en moyenne); 58 et 46 % des prairies ont reçu respectivement une fumure P et K, à raison de 87 et 85 kg/ha. Les prairies semées reçoivent une fertilisation minérale plus fréquente, plus abondante que les prairies permanentes non mécanisables; les apports organiques sont surtout effectués sur les 8.T.H. (9 % d'entre elles).- Entre régions: A titre d'exemple, en Bretagne, les surfaces herbagères ont reçu à "hectare: 115kg N, 76 kg P2O5 et 68 kg K20 ; en Auvergne les doses sont de 12, 29 et 13 kg.Il semble par ailleurs qu'il existe des relations entre fertilisation azotée, type de prairie et mode d'exploitation. La fumure est également supérieure dans les régions et exploitations laitières, et lorsque le chargement est élevé.Il existe donc une marge de progrès technique, mais aussi économique car la valeur ajoutée augmente avec le chargement et avec la fertilisation. 

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