Numéro #237

31 mars 2019

Agronomie et écologie : un duo gagnant pour comprendre et gérer les prairies

Quelle pertinence du modèle diversité-productivité-perturbations pour analyser l’influence des pratiques agricoles sur la diversité des prairies permanentes du Massif central ?

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Un modèle a été réalisé pour évaluer l’impact des pratiques agricoles sur la diversité des prairies. Pour tester les prédictions d’un modèle théorique d’écologie, le modèle d’équilibre dynamique, nous avons suivi 18 prairies permanentes du Massif central aux pédoclimats et modes de gestion variés. Nous avons mis en évidence une diminution de la richesse spécifique liée à l’augmentation de la quantité de biomasse exportée (pâturée ou fauchée) et une diminution de la richesse fonctionnelle liée à l’augmentation de la productivité. Ces effets n’expliquent toutefois qu’une faible part de la variabilité observée entre sites. La quantité de biomasse exportée dépend du nombre de fauches et du chargement animal annuel ; la productivité était avant tout dépendante des précipitations durant la période d’étude, et non de la fertilisation. Nous discutons de l’intérêt et des limites de l’utilisation du modèle pour la gestion de la diversité des prairies.

PERRONNE R., AMIAUD B., BENQUEY G. & al., 2019. Quelle pertinence du modèle diversité-productivité-perturbations pour analyser l’influence des pratiques agricoles sur la diversité des prairies permanentes du Massif central ? Fourrages n°237, p. 47-55.

Mots-clés : | | | | | | | | |
Can a diversity-productivity-disturbance model help analyse the influence of agricultural practices on plant diversity in permanent grasslands in the Massif Central?

We used a dynamic equilibrium model to assess the impact of agricultural practices on grassland plant diversity in the Massif Central. A set of 18 permanent grasslands characterised by various pedoclimatic conditions and management regimes were used to test the model's predictions. We found that decreases in species richness and functional richness were associated with an increase in disturbance intensity, and notably in the quantity of exported biomass and productivity, respectively. However, these effects explained only a small part of the observed variability among sites. We showed that the quantity of exported biomass was largely explained by grass use and that, during the study period, productivity was primarily dependent on rainfall but not fertilisation level. We discuss the relevance and limitations of using a dynamic equilibrium model to manage plant diversity in grasslands.

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