Numéro #183

21 octobre 2005

Génétique et prairies (2e partie)

Bilan du progrès génétique obtenu pour différents caractères et différentes espèces

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Le progrès génétique a rarement fait l'objet d'étude scientifique en matière de sélection d'espèces fourragères. Aussi ne peut-on l'établir qu'à travers des comparaisons imparfaites obtenues pour la plupart à partir des résultats des épreuves d'inscription. Les données ainsi recensées montrent une progression du rendement de l'ordre de 0,3% par an, notamment pour le ray-grass anglais. Mais le rendement n'est pas le seul critère pour lequel des progrès ont été notables ces dernières années. Ainsi a-t-on gagné 10 jours d'utilisation en pâturage dans les trente dernières années. De même, des progrès sensibles ont été enregistrés pour la qualité, la tolérance aux maladies, la souplesse d'exploitation... Ce progrès résulte des investissements importants réalisés par les obtenteurs qui y consacrent régulièrement de 10 à 15% de leur chiffre d'affaires. Cependant, les évolutions actuelles de l'agriculture mettent en péril cette activité avec comme conséquences probables une concentration continue des acteurs et des espèces améliorées. Seule une prise de conscience collective permettra de conserver diversité et compétitivité.

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Evaluation of the genetic progress in different characters and different species

Genetic progress has seldom been the subject matter of scientific studies on the breeding of forage species. It therefore can only be evaluated through imperfect comparisons obtained mainly from the results of the registration trials. The data thus collected show an improvement of the yields of some 0.3% per year, especially as regards Perennial Ryegrass. Yield is however not the only feature in which important progress has been made these years. The lengthening of the grazing period amounted to 10 days in the last 30 years. In the same way, there has been noteworthy progress as regards quality and tolerance to diseases… This progress is the fruit of the important investments made by the breeding firms, amounting regularly to 10 to 15% of their turnover. The present changes undergone by farming endanger this activity, and as a consequence will probably result in a continuous concentration of the people involved in breeding and in the species they work on. Diversity and competitivity will only be preserved through a collective consciousness of the problem.

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