Numéro #48

15 décembre 1971

Numéro non thématique

L'intensification fourragère progresse lentement en France. Qu'en pensent les éleveurs ?

auteur :

Une enquête a été réalisée en 1971 auprès des éleveurs de quatre régions françaises : Pays de la Loire, Nord, Limousin et Lorraine, afin de faire le point des techniques d'intensification fourragère effectivement pratiquées et de savoir en même temps quelle est l'efficacité du système actuel de transmission des connaissances nouvelles en la matière.Bien que la catégorie d'éleveurs à laquelle l'enquête s'est adressée soit nettement au-dessus de la moyenne, les cas d'intensification réelle sur prairies (apports d'azote supérieurs à 150 unités, pâturage rationné, etc.) restent le fait d'une minorité, tout au moins dans les régions où la taille des exploitations est suffisante.Partout, la notion de variétés sélectionnées de graminées ou de légumineuses fourragères est méconnue, sauf en ce qui concerne le ray-grass d'Italie. Les espèces de graminées pérennes sont elles-mêmes peu connues individuellement.
Les moyens d'information utilisés pour porter ces moyens et techniques de production à la connaissance des éleveurs sont nettement insuffisants et certains d'entre eux inefficaces. Les brochures et articles trop longs ne sont pas lus. Les contacts directs de techniciens, efficaces lorsque ces derniers sont eux-mêmes persuadés de la valeur des techniques, sont trop peu fréquents.Les éleveurs questionnés ont manifesté une très grande réceptivité et ont exprimé le besoin d'être rapidement mis au courant des techniques et variétés nouvelles. Des références locales, non seulement en petites parcelles, mais intégrées à des exploitations normales, sont demandées avec insistance. 

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The forage intensification increases slowly. What do the farmers think about it ?

An inquiry has been made in 1971 amidst the cattle rearers of four french regions : Pays de la Loire, Northern France, Limousin and Lorraine, The purpose was to sum up the different techniques of grassland intensification which are presently practiced, and to know what is the efficiency of the present transmission system for the newly acquired knowledge in the matter.Though the questioned cattle rearers were definitely above the average, the cases of real intensification on grassland (more than 150 units of Nitrogen, strip grazing) are very few, at least in the regions where the size of the farms is large enough.Everywhere, the concept of improved varieties of grasses or legumes is unknown, except for Italian ryegrass.Perennial grasses species are practically unknown for their individual merits.The advertising means which should lead farmers to the knowledge of these production techniques and means are reallv unsufficient, sometimes unefficient. Too long leaflets and articles remain unread. Visits of technicians on the farm, which are efficient when themselves are convinced of the value of the techniques, are not frequent enough.A large receptivity, a willingness and a need of being quickly informed of new varieties and techniques appeared in a significant way. Local examples, not only in small plots but integrated into real farming systems are earnestly requested. 

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