Numéro #216

20 décembre 2013

Regards croisés sur les prairies...

Gestion et résilience des parcours sahariens : cas du sud Tunisien

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Dans certaines zones arides où le pastoralisme reste vital, la forte pression pastorale sur les parcours peut conduire à leur dégradation. Leur valorisation durable par le cheptel est donc un enjeu majeur. Quelles modalités de gestion du pâturage peuvent être préconisées ? Le pâturage continu et le pâturage contrôlé ont-ils le même effet sur la résilience de ce type de couverts végétaux ?
L'étude s'est déroulée sur un parcours surpâturé (pâturage continu avec un chargement qui peut largement dépasser 2 têtes/ha) des Dhahar (Tunisie). Un mode de gestion pastorale différent a été appliqué sur une partie de ce parcours : mise en défens pendant 3 ans, puis un pâturage contrôlé (chargement d'environ 0,84 têtes/ha pendant les 2 mois d'été 2007), puis à nouveau en défens jusqu'au printemps 2008. La mise en défens de 3 ans a un impact positif sur le taux de recouvrement, la richesse floristique, la diversité et la production, prouvant ainsi la résilience de cet écosystème saharien. Le pâturage contrôlé suivi d'une mise au repos n'a pas d'effet négatif sur la végétation ; il constitue donc un outil efficace de gestion durable des parcours sahariens.

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Management and resilience of Saharan rangelands: South Tunisia

In certain arid areas, where pastoralism remains vital, livestock pressure on rangeland can end up deteriorating this land. Managing rangelands in a sustainable way to feed livestock is therefore a crucial issue. This comparative study examines the evolution of vegetation in rangelands in the Dhahar (Tunisia) under 2 different management systems. In this study, some of the land was overgrazed (continuous grazing at a stocking rate of 2 heads/ha), while the rest was closed to grazing for 3 years, and then subjected to controlled grazing (stocking rate of approx. 0.84 heads/ha during 2 months in the summer of 2007), then closed to grazing once again until the spring of 2008. Closing the land to grazing for 3 years has a positive impact on production, coverage rate, floristic richness and diversity, and provides evidence of the resilience of the Saharan ecosystem in these rangelands. Subjecting land to controlled grazing and then closing it to grazing does not have a negative impact on vegetation, making it an efficient tool for managing Saharan rangeland in a sustainable way.

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