Numéro #201

16 avril 2010

numéro non thématique

Évolution de la valeur nutritive de graminées prairiales au cours de leur cycle de développement

auteur : CARRERE PASCAL | co-auteurs : ANDUEZA D. - Louault F. - Pons B. - Pontes L.S. - Rosseel D. - Soussana J.F. - Taini E. - Toillon S. -

La forte variabilité interspécifique et le décalage temporel de phénologie des espèces natives contribuent à la stabilité des performances agronomiques de la prairie permanente. L'évaluation de leurs performances est donc nécessaire pour promouvoir les prairies permanentes auprès des éleveurs. L'évolution de la valeur nutritive de douze espèces de graminées natives de prairies permanentes de moyenne montagne a été caractérisée au cours de leur premier cycle de développement. La digestibilité de la matière sèche, la matière azotée totale, les teneurs en constituants pariétaux et la composition morphologique ont été mesurées à six stades (végétatif, début montaison, fin montaison, épiaison, floraison et maturation) du premier cycle. Sur la base de la date (calendaire et thermique) d'atteinte du stade épiaison, trois groupes de précocité ont été identifiés. Les espèces les plus précoces (Alopecurus pratensis, Anthoxanthum odoratum, Festuca rubra et Poa pratensis) présentent une forte digestibilité au stade végétatif (>800 g/kg) mais également la dynamique de réduction de la digestibilité la plus rapide (- 0,4 g/kg/º.j). Le groupe des espèces tardives (Elytrigia repens Lolium perenne et Phleum pratense) présente une digestibilité plus faible en début de cycle mais plus constante, par contre ces espèces sont nettement moins riche en matières azotées totales. Un troisième groupe de 5 espèces (Arrhenatherum elatius, Dactylis glomerata, Festuca arundinacea, Holcus lanatus et Trisetum flavescens) présente des caractéristiques intermédiaires. Les résultats obtenus confirment que chez les graminées, le stade de développement est le principal facteur de variation de la composition morphologique, de la composition chimique et in fine de la valeur nutritive. Les deux dernières variables étant également très fortement affectées par la variabilité inter spécifique. Les résultats présentés dans cette étude concordent bien avec les valeurs de référence obtenues sur des variétés sélectionnées et présentées dans les tables INRA 2007.

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