Numéro #201

16 avril 2010

numéro non thématique

Cas d'un élevage laitier intensif en zone pluviale au Maroc : des cultures au cheptel bovin, quelles voies d’amélioration ?

auteur : Sraïri M.T. - | co-auteur : Er-Rousse E.H. -

Au Maroc, la production laitière a été stimulée par diverses mesures incitatives. Elle s'est essentiellement développée dans les zones où l'irrigation est possible. Le contexte est aujourd'hui moins favorable et le système de production des exploitations laitières doit être ré-étudié, en particulier en zone pluviale où ces exploitations sont de plus soumises aux aléas climatiques. L'analyse des pratiques agricoles d'une exploitation d'élevage laitier intensif en zone pluviale semi aride au centre du Maroc permet de porter un diagnostic sur les productions de fourrages et l'élevage. L'alimentation du troupeau est basée sur l'ensilage d'avoine et les concentrés. L'avoine, cultivée en rotation avec le blé et la jachère, a un rendement moyen (8,3 t MS/ha) et marqué par une forte variabilité intraparcellaire, en lien avec la fertilisation. L'alimentation des vaches est fortement dépendante des concentrés (73% des apports énergétiques). La production de lait annuelle est de 8 265 kg par vache mais les critères d'élevage (taux de réforme et de renouvellement élevés, intervalle moyen entre vêlages de 14,5 mois, faible démarrage de lactation et pic de production décalé) attirent l'attention sur divers problèmes dont l'alimentation des laitières. Des pistes d'amélioration sont suggérées, tenant compte des contraintes climatiques structurelles.

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