Journées de Printemps 2010

le 30 mars 2010

Les usages émergents des surfaces prairiales et des espèces fourragères

Place des couverts végétaux dans différents systèmes fourragers laitiers des Pays de la Loire

Battais F. BOSSUET I. DESARMENIEN D. GABORIAU L. Huchon J.C. Sabatte N.

84 fermes laitières sont suivies de façon pluriannuelle dans le cadre des Réseaux d'élevages laitiers des Pays de la Loire. A l'issue de ces observations, huit types de systèmes ont été identifiés et décrits sous forme de cas types. Les couverts végétaux sont utilisés dans la plupart des systèmes comme pièges à nitrate et pour limiter l'érosion des sols. Ils sont également introduits à des fins agronomiques dans la perspective de techniques culturales sans labour. Dans certains systèmes de production diversifiés avec des cultures de vente, ils sont utilisés pour compléter des rations avec du pâturage d'automne, de début de printemps ou de l'herbe ensilée. En Pays de la Loire, ces pratiques sont réalisables dans les zones sans sécheresse estivale et dans les élevages avec irrigation. Néanmoins, valoriser les couverts peut être envisageable mais pas forcément souhaitable. A l'échelle de l'exploitation, ces couverts représentent une faible part de la SAU. Quand ils sont valorisés en fourrages, ils sont souvent éloignés du site et récoltés en fauche. Ils occasionnent travail et coûts. Dans les autres cas de figure, plus séchants, les éleveurs semblent même avoir des difficultés à valoriser ces couverts en fourrages et limitent leurs fonctions au rôle de pièges à nitrate. A l'échelle d'un territoire, l'agrandissement des élevages combiné avec un morcellement des parcellaires risque de spécialiser les assolements par blocs. Une prise de recul pluridisciplinaire semble nécessaire vis-à-vis de ces évolutions. Elle concerne à la fois le choix des couverts, leur valeur nutritive, mais aussi les coûts de mécanisation, les modes de récolte, la quantité de travail qu'ils induisent. Il s'agit également de ne pas oublier l'accompagnement d'initiatives locales permettant d'améliorer la structure du parcellaire des élevages.