Journées de Printemps 2021

du 24 mars 2021 au 25 mars 2021

Prairies et Fourrages 2.0

La spectrométrie dans le proche infra-rouge pour évaluer la valeur alimentaire des fourrages

BAROTIN C. BONNAL L. ANDUEZA D. MAUDEMAIN S. Jost J. CAILLAT H. Julien L. JUANES X. ASSOUMA M.-H. Picard F. FUMAT N. EL RADI H. BARRE P.

La spectrométrie dans le proche infra-rouge (SPIR ou NIRS en anglais) permet d’évaluer la valeur nutritive des fourrages et même leur valeur alimentaire si elle est appliquée sur du matériel frais. En effet, elle permet d’estimer les teneurs en matière azotée, en cellulose brute (ou en parois ou en ligno-cellulose) en matière organique et en matière sèche ainsi que la digestibilité cellulase. Ces données sont utilisées pour la prévision de la valeur alimentaire des fourrages (Unités Fourragères: UF, Protéines Digestibles dans l’Intestin: PDI et Unités d’Encombrement: UE) à partir de l’utilisation de différents modèles de régression. Les estimations SPIR reposent sur l’établissement d’une relation entre les valeurs obtenues par une méthode de référence et les données d’absorption spectrale. Une base d’étalonnage est ainsi construite et doit correspondre à la diversité des échantillons analysés. Pour cela, elle est complétée régulièrement en y ajoutant des points « atypiques ». Une diversité croissante de fourrages est utilisée en agriculture pour faire face aux aléas climatiques et à la volonté de diminuer les intrants. En particulier, de plus en plus de mélanges d’espèces sont utilisés sous différentes formes : en vert, en foin ou en ensilage. Cette diversité nécessite la collecte des spectres d’absorption et l’analyse chimique de plusieurs centaines voire de plusieurs milliers d’échantillons. Face à ces contraintes, le CIRAD et l’INRAE ont fait le choix d’une démarche de mutualisation de leurs bases fourragères respectives et de pouvoir donc profiter collectivement de la diversité de chacun. Ceci a été possible grâce à une standardisation des analyses chimiques de référence et des spectres d’absorption entre laboratoires. Cette méthode, non destructive et peu couteuse tend vers une évolution des appareils qui se miniaturisent et permet une analyse dans les exploitations. Les avancées dans ce domaine sont discutées dans cet article.

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