Journées Professionnelles 2003

le 27 mars 2003

Fourrages, Protéines et Environnement : De nouveaux équilibres à construire

Niveau d'autonomie alimentaire des élevages bovins laitiers français et conséquences environnementales. 1. Caractérisation de l'autonomie selon les systèmes de production

Capitain M. FARRUGGIA A. Paccard P.

L'amélioration de l'autonomie alimentaire est recherchée pour des raisons techniques, économiques et d'image des produits. Une analyse à partir des Réseaux d'Élevage permet de caractériser l'autonomie alimentaire des exploitations bovins lait et leurs bilans des minéraux selon leur système de production.
L'autonomie est définie comme le rapport entre les aliments produits et les aliments consommés. Elle est déclinée selon la nature des aliments (ration totale, fourrages et concentrés) et leur composition (Matière Sèche, UFL, matières azotées). Sur l'ensemble des élevages, l'autonomie globale est élevée mais l'autonomie en concentrés est beaucoup plus faible. Les bilans en minéraux sont en moyenne de 53 - 15 - 28 kg N-P2O5-K2O par ha SAU. Les bilans P et K varient conjointement mais indépendamment du bilan azoté, lequel est lié négativement à l'autonomie protéique. Pour l'autonomie comme pour les bilans N-P-K, les systèmes biologiques se différencient nettement. L'autonomie baisse quand le niveau d'intensification augmente. Les systèmes à base de maïs sont moins autonomes, mais l'écart est faible entre les herbagers et ceux utilisant un peu de maïs.