Journées Professionnelles 2004

le 28 octobre 2004

La politique laitière : Réformes et conséquences sur les systèmes fourragers

Evolution de systèmes fourragers laitiers français entre 1991 et 2001. Données du réseau Ecolait

DERAEDT M.

L'étude est réalisée sur 289 exploitations adhérentes à Ecolait de 1991 à 2001. Entre 1991 et 2001, la PAC mise en place en 1992 a pour effet l'accroissement de l'utilisation de céréales autoconsommées de 65%. La SFP consacrée à l'atelier lait est très stable dans sa composition entre 1991 et 2001, ce qui constitue une rupture avec la progression de la part de maïs ensilage observée dans les décennies précédentes. Ceci est sans doute à mettre en relation avec la plus forte quantité de céréales autoconsommées.
La SFP lait augmente de 6,8 ha et le nombre de vaches laitières de 6,4. La production de lait par vache croît de 760 litres et la production de lait ramenée à l'hectare de SFP lait de 740 litres par an. La fertilisation minérale de la SFP lait se réduit de 32% pour l'azote, 55% pour le phosphore et 58% pour la potasse. L'augmentation de production laitière à l'hectare est liée à celle du concentré distribué aux vaches laitières, 150 kg supplémentaires par vache et par an. Une fois ce concentré déduit, il subsiste une augmentation de 450 litres de lait par ha de SFP lait. Ce progrès dans la valorisation des surfaces fourragères par les vaches laitières a beaucoup de causes possibles. Il peut s'agir d'une amélioration qualitative ou quantitative des fourrages, mais aussi de leur meilleure valorisation zootechnique (conduite d'élevage, génétique animale, niveau de production plus haut, etc.), ou encore d'une augmentation de l'efficacité des concentrés liés par exemple à l'utilisation accrue des céréales.

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